Les 5 blessures de l’âme, ces souffrances qui persistent à l’âge adulte

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Le concept « Les 5 blessures de l’âme » a initialement été mis en lumière dans les travaux de recherches du psychiatre américain John Pierrakos et repris par Lise Bourbeau.

Le rejet, l’abandon, la trahison, l’humiliation et l’injustice ont été identifiés comme les 5 blessures de l’âme. Elles sont des expériences douloureuses de notre enfance et des cicatrices profondes à nos êtres. En formant une partie importante de notre personnalité d’adulte, ces blessures ont un impact majeur sur notre quotidien, dans nos relations et dans nos mécanismes de défense.

Ces 5 blessures typiques nous empêchent d’être véritablement nous-mêmes et nous poussent à porter un masque visant à nous protéger. À chaque fois que nous nous retrouvons dans une situation qui risque de nous faire revivre la même blessure que nous avons vécue lors de notre enfance, nous remettons le masque.

Si cette réaction est compréhensible, elle nous empêche de nous exprimer librement, d’être vraiment nous-mêmes. On se contente de minimiser les symptômes, nos souffrances, plutôt que soigner la vraie blessure sous-jacente.

Guérir les 5 blessures émotionnelles est une source d’apprentissage importante. Cette étape vous enseigne que vous êtes capable de surmonter les épreuves de la vie et d’en faire une force.  Quelles sont ces 5 blessures de l’âme, exactement ? Comment se manifestent-elles à l’âge adulte ? Que faire pour en guérir ? Je vous dis tout, c’est parti !

Quelles sont les 5 blessures de l’âme ?

La première blessure de l’âme : l’abandon

  • Naissance de la blessure de l’abandon chez l’enfant

L’abandon vécu par un enfant peut se caractériser de plein de façons différentes. De manière assez évidente, nous pensons d’abord aux enfants qui ont été littéralement abandonnés, à ceux qui ne connaissent ni leur père ni leur mère et qui auraient été adoptés. L’enfant grandit alors dans l’idée qu’il n’est pas assez bien, il se sent seul, pas protégé. Un enfant qui grandit dans la blessure de l’abandon est aussi celui dont le père ou la mère est parti. e.

L’abandon peut aussi se caractériser par l’abandon du rôle des parents. Ils sont là, physiquement, mais n’ont pas joué leur rôle de pilier. Un manque lourd de présence, de responsabilités, de soutien, de structure provoque aussi de réelles blessures. L’enfant ne peut compter sur lui et grandit avec ce sentiment d’avoir été laissé à lui-même, abandonné.

  • La dépendance, la manifestation de la blessure de l’abandon chez l’adulte

L’enfant qui grandit avec ce sentiment d’avoir été abandonné devient, généralement, un adulte dépendant. Dépendant des autres, de leur soutien, de leur amour. Son besoin d’attention et de soutien est, dès lors, très important. L’adulte blessé par un abandon vécu dans son plus jeune âge ne supporte pas la solitude. Aussi, s’affirmer est souvent très difficile pour lui, car qu’il craint trop de voir ses proches lui tourner le dos. D’ailleurs, les conflits lui sont difficilement supportables, c’est pour quoi il sera bien souvent le premier à faire le pas.

Les personnes victimes d’abandon ont un besoin constant d’être aimées et une trouille viscérale de ne plus l’être. Souvent dépendants affectifs, leur blessure les pousse souvent à abandonner le premier. Que ce soit des projets ou des partenaires, ils se sont malheureusement persuadés qu’on les quittera et qu’il vaut donc mieux le faire avant de subir un nouvel abandon.

La deuxième blessure de l’âme : le rejet

  • Naissance de la blessure de rejet chez l’enfant

Souvent, cette blessure naît du rejet ou du sentiment de rejet par le parent du même sexe. L’enfant victime de rejet ne sent pas accepté. Il grandit dans l’idée qu’il n’est pas le bienvenu et qu’il n’est pas apprécié pour ce qu’il est.

Ici, nous pouvons aussi citer l’exemple de l’enfant adopté. Rejeté par ses parents biologiques, il s’est persuadé qu’il est un moins que rien puisque, même ses parents n’ont pas accepté de lui donner l’amour qu’un enfant mérite. Il se développe et la pensée qu’il n’est pas digne d’être aimé grandit avec lui.

  • La fuite, la manifestation de la blessure du rejet chez l’adulte

L’enfant rejeté est un adulte persuadé qu’il ne vaut pas la peine d’être aimé. Il décide alors de prendre le moins de place possible, il s’isole, se crée sa bulle de solitude et ne veut surtout pas déranger.

L’adulte rejeté dans son enfant est fuyant, a terriblement de mal à parler en public et a tendance à tout faire pour qu’on ne le remarque pas. Il trouvera du réconfort dans ce qui est mental, intellectuel. Il est souvent très perfectionniste.

Souvent, il se compare aux autres, il se dénigre, il se trouve moins bien. Il croit fermement qu’il ne mérite pas à ce à quoi les autres ont droit.

La troisième blessure de l’âme : l’humiliation

  • Naissance de la blessure de l’humiliation chez l’enfant

L’enfant qui grandit développe ses goûts, ses envies, ses plaisirs, sa personnalité. L’humiliation du parent sur l’enfant se caractérise de plein de façons différentes. Par exemple, le parent qui réprimande tout ce que l’enfant fait au lieu de l’encourager sur ses nouvelles découvertes, éveilles-en l’enfant un sentiment d’humiliation. Ou encore, lorsqu’un parent utilise régulièrement des mots insultants pour définir l’enfant, comme « bête » ou sale. Ce dernier qui est en train de construire son estime de lui se sent désapprouvé, critiqué et un sentiment de honte naît en lui.

  • Le masochisme, la manifestation de la blessure de l’humiliation chez l’adulte

L’enfant qui grandit dans l’humiliation est généralement un adulte qui a développé des mécanismes de défense forts. Par peur de se faire attaquer ou critiquer, il aura tendance à se rassurer en humiliant les autres à son tour. Il devient facilement un tyran qui a pris l’habitude de rabaisser ses proches. N’ayant pas reçu un regard bienveillant, il critique.

L’adulte humilié dans son plus jeune âge a pris l’habitude de ne pas écouter ses envies et ses besoins. Souvent, il se retrouve dans des relations qui ne lui conviennent pas, rythmées par les désidératas de l’autre. Trop humilié dans son enfance, il trouve réconfort dans ce qui lui est familier et rabaisse et se rabaisse à son tour.

La quatrième blessure de l’âme : l’injustice

  • Naissance de la blessure de l’injustice chez l’enfant

La blessure de l’injustice chez l’enfant découle d’un sentiment d’impuissance totale. L’enfant à qui on a exigé beaucoup trop grandit généralement dans cette blessure de l’injustice. Souvent, cela vient de parents qui se sont trouvés très stricts, très autoritaires. Accablé d’attentes pas ajustées, l’enfant grandit dans l’idée qu’il a le devoir d’être brillant et à la hauteur, constamment.

Malheureusement, il a été tellement attendu de lui qu’il repousse ses limites, qu’il grandit avec l’idée qu’il ne fait jamais bien, que ce ne sera jamais assez. L’enfant victime de la blessure de l’injustice a été stoppé dans le développement de son individualité. Il se sent complètement inutile puisqu’il lui a été exigé d’être parfait et bon en tout.

  • La rigidité, la manifestation de la blessure de l’injustice chez l’adulte

L’enfant qui grandit dans cette blessure de l’injustice donne place à un adulte rigide, en recherche de pouvoir. Il est persuadé que nous ne sommes pas aimés pour qui nous sommes, mais pour ce que nous faisons. Il a un grand besoin de perfection et d’ordre ce qui a tendance à le rendre inflexible et rigide. Étant donné que ses besoins n’ont pas été écoutés, il a pris l’habitude de se couper de ses émotions et de celles des autres.

Il est souvent perçu comme quelqu’un de froid et de distant. Animé par le besoin d’être parfait, il supporte difficilement l’idée d’avoir tort, voire même d’être fatigué, malade ou d’avoir des problèmes.

L’adulte qui a grandi avec cette blessure de l’injustice se contrôle très facilement afin que rien ne déborde, jamais. Il contrôle son argent, ses émotions, son poids. Il est très exigeant avec lui-même et avec ses proches.

La cinquième blessure de l’âme : la trahison

  • Naissance de la blessure de la trahison chez l’enfant

Quand les enfants grandissent, ils sont généralement très animés par les promesses, ces mots magiques qui leur apprennent à se projeter, à rêver. Lorsqu’un enfant a dû trop souvent faire face à des promesses qui ne se sont pas réalisées, l’enfant grandit dans l’idée que tout lui échappe. Plusieurs rêves se brisent, il perd confiance, il se sent trahi. Il subit des ascenseurs émotionnels constants et finir par ne plus croire en ce qu’on lui promet.

  • Le besoin de contrôle, la manifestation de la blessure de la trahison chez l’adulte

L’enfant qui s’est développé dans la blessure de la trahison devient un adulte avec un caractère très fort qui a besoin de contrôler ce qui l’entoure. Il a du mal à déléguer, car il ne fait pas confiance aux autres. Ce besoin de contrôle est parfois tellement fort en lui qu’il lui arrive de manipuler ses proches afin d’être certain qu’il arrivera à ses fins.

Doué dans les rapports de force avec les autres, il a tendance à se sentir supérieur et à imposer son point de vue et ses attentes, coûte que coûte. Il se rassure en prenant le dessus et en parlant fort.

L’enfant qui a été trahi à répétition a besoin d’avoir un contrôle sur toutes les situations qui l’entourent. Il est souvent perçu comme une personne impatiente, susceptible et avec qui il est difficile de communiquer.

Guérir les 5 blessures émotionnelles

Considérer les douleurs de votre enfance est le premier pas pour une meilleure connaissance de soi. Cette étape n’est pas facile, mais vous devez faire le nécessaire pour vous défaire de l’influence négative que peuvent avoir les 5 blessures émotionnelles. Cela vous permettra d’avancer vers un futur plus optimiste. Au contraire, si vous ignorez vos maux, ils risquent de s’infecter et de vous causer encore plus de dommages intérieurs. 

Les 5 blessures émotionnelles : identifier la source 

Tout d’abord, pour parvenir à guérir les 5 blessures émotionnelles, vous pouvez chercher à en identifier la source. Explorez profondément en vous-même : faire le point et demander de l’aide peuvent être nécessaire. Il est possible que vous ne soyez pas en mesure d’identifier la blessure par vous-même, l’intervention d’un coach de vie peut alors être souhaitable. N’ayez pas peur de montrer vos faiblesses et n’ayez jamais honte de vos douleurs.

Accueillir le passé

Un manque de contrôle fait que vos douleurs du passé reviennent toujours pour vous hanter. Il ne s’agit pas tant de chercher à oublier le passé que de l’accueillir et de prendre conscience des leçons qu’il vous a apportées. Dites-vous que la vie est faite pour aller de l’avant. Du mieux que vous pouvez, quelle que soit la manière dont vous le faites, mais avec un réel engagement, lâchez prise sur votre passé. Acceptez que les temps changent et que l’enfant blessé que vous étiez ait besoin de s’épanouir et de s’ouvrir à un monde nouveau.

Pour guérir les maux, les traumatismes, les 5 blessures de l’âme, la technique EMDR est très efficace. L’EMDR est une méthode d’hypnose qui permet de soigner les traumatismes.

Faire ressortir qui vous êtes vraiment

Au-delà de vos blessures passées se trouve la véritable personne que vous êtes. C’est en étant vous-même que vous parviendrez à surmonter ces douleurs qui vous emprisonnent. Mais pour cela, vous devrez apprendre à mieux vous connaitre.

S’ouvrir à soi et aux autres

Une partie de la nature humaine exige la solitude de temps à autre. Utilisez-la pour vous recentrer sur vous-même, vous découvrir et engager un dialogue intérieur positif. Comprenez que vous êtes la première personne qui peut vous rendre heureux.se. Toutefois, vous vous sentirez plus épanoui. e, et votre vie sera plus significative si vous vous autorisez à être aimé. e. Parce que vous serez toujours amené. e à côtoyer des gens, apprenez à leur parler et à les écouter activement. Apprendre à s’ouvrir à soi et aux autres est une façon positive de surmonter les 5 blessures émotionnelles.  

Donner plus de sens à vos intentions qu’à votre humeur

Vos émotions conditionnent le plus souvent vos humeurs. Au lieu de les laisser vous guider, donnez plus de sens à vos intentions. Quelle que soit votre attitude du jour, commencez-le en annonçant vos intentions : contribuer à votre projet de vie, vous détendre, vous ressourcer… Bref, considérez la manière dont vous souhaitez passer la journée. Vous ressentirez que vos intentions valent bien plus que vos ressentis. 

Brigitte André, toujours avec Passion.

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