Pièges et dérives : 4 bonnes raisons de se méfier du développement personnel

La recherche de l’épanouissement, c’est bien ; faire attention, c’est mieux ! Les 4 vrais dangers qui nous guettent lorsqu’on se lance dans le développement personnel.

Le succès du développement personnel en surprend beaucoup et ses détracteurs se font de plus en plus nombreux. Beaucoup restent braqué sur les pièges du développement personnel et en oublie les bienfaits. Personnellement — et heureusement que c’est mon avis, vous me direz —, je ne comprends pas bien les critiques essuyées sur cette philosophie de vie. Une introspection dans un moment qui appelle le changement, je trouve cela sain et essentiel au bien-être. Et puis, si nous ne sommes pas sur Terre pour évoluer constamment et apprendre pour toujours, alors je ne sais pas bien ce que nous faisons là. Depuis quelque temps, néanmoins, je constate les dérives, on me relate des abus. C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai envie de vous alerter sur les pièges à éviter lorsque l’on se lance dans l’aventure du développement personnel. Vous êtes justement en pleine hésitation ? Vous voulez être alerté sur les points à garder à l’œil lors d’un travail d’introspection ? Ou vous vous retrouvez là pour faire le tri dans les critiques que vous entendez au sujet de cette nouvelle tendance ? Alors, cet article est celui que vous cherchiez. Voici 4 bonnes raisons de se méfier du développement personnel.

Croire que les clés ne se trouvent qu’en nous : le piège facile du développement personnel

Commencer un travail de développement personnel, c’est décider d’aller regarder à l’intérieur de soi. Le développement personnel vise à réparer certaines blessures et propose des outils afin de devenir qui l’on est. L’objectif principal étant, bien entendu, le bonheur. Dans le développement personnel, on peut trouver des centaines de méthodes pour accéder à l’épanouissement de soi. Certaines sont ancestrales, beaucoup ont récemment émergé. Ce qui revient toujours, c’est l’idée de se concentrer sur soi.

Se concentrer sur ses besoins et apprendre à s’écouter me semblent évidemment indispensable dans une quête du bonheur et du bien-être. Je ne pense pas qu’on puisse réellement avancer dans la vie sans s’être rencontré avant.

Le danger de l’introspection, je dirai que c’est la « surintrospection ». C’est d’autant plus un piège dangereux, car il est très facile de tomber dedans. En effet, c’est sain d’apprendre à s’écouter, mais il faut faire attention à toujours entendre les autres. C’est primordial à la quête du bien-être de partir à la rencontre de nos propres besoins, mais gare à ceux des proches…

Pendant votre travail sur vous-mêmes, le monde continue de tourner.
Il est parfois trop tard lorsque l’on comprend que le bonheur ne dépend pas que de nous.

Tomber dans une quête impossible de la perfection

Le développement personnel, entre bien des choses, se réfère à l’accomplissement de soi et à la recherche de notre potentiel. Dans l’ensemble, aspirer à la meilleure version de nous-mêmes ne peut être que positif. Attention, pourtant ! Le danger c’est de vouloir sans cesse devenir quelqu’un de mieux que la personne que nous sommes déjà. D’avoir pour objectif et motivation d’atteindre la perfection.

N’a-t-il pas, pourtant, déjà été acté que cette dernière n’existe pas ? Dès lors, cette recherche de notre « moi parfait » n’est-elle pas biaisée d’avance ?

Sacraliser le regard de l’autre

Depuis que nous sommes enfants, nous baignons dans un monde qui voue un véritable culte à la perfection. Entre les bulletins, les concours, les années éliminatoires, les réseaux sociaux, il en est devenu trop facile de se comparer constamment à l’autre. Tous ces systèmes nous évaluent, nous poussent à la performance constante et, par extension, à la compétition.

Un des risques de cette quête perpétuelle à devenir la meilleure version de nous-mêmes – expression que je n’aime pas beaucoup d’ailleurs – est de se tromper de rêve. Ce qui nous anime devient, alors, de gagner. On rêve de posséder plus que la voisine, d’être mieux payé que le collègue, d’être plus beau ou plus belle. Et il est tellement courant de devenir de véritables obsessionnels de la réussite et du succès. À force de compétitions, à cause d’Instagram et les autres, on aspire à mieux, à plus. Et, parfois, on confond. On vise les mauvais objectifs.

Le bonheur ne dépendant pas de ce qui se passe chez les autres, mais de ce qui est en nous. En visant le paraître heureux, on a beau faire tout ce qu’il faut, on ne trouvera pas le bonheur.

Perdre confiance

Dans le but de réveiller la personne brillante qui somnole en vous, le développement personnel propose de lister vos objectifs afin de les visualiser, de les conscientiser, de se concentrer dessus. Et, en fait, à cause de trop de missions, trop de plans, il devient courant de faire naître plus d’angoisses chez les accompagnés. Des angoisses, voire des complexes, de la tristesse. Partez à la recherche de votre moi parfait, idéalisé, et vous prenez le risque de perdre confiance en vous.

Alors, gare à la quête de la perfection et du succès. Car, quand on passe trop de temps à chercher quelque chose, ce qui saute aux yeux c’est son absence. On finit par contempler nos défauts et nos lacunes. Manque de succès, de réalisation de soi, sans créativité, il est facile de tomber dans une autocritique profonde lors d’un travail d’introspection.

Le développement personnel ce n’est pas de partir en guerre avec soi-même !

Étudier l’épanouissement de soi, au lieu de s’épanouir vraiment… Une bonne façon de ne jamais adhérer au développement personnel


Estime de soi, PNL, zone de confort, pensée positive, méthode SMART, il y a tellement à apprendre quand on se plonge dans le monde fascinant du développement personnel. D’ailleurs, sur Amazon, vous ne trouverez pas moins de 11 000 ouvrages écrits traitant de ce sujet. Tous les jours, c’est un nouveau livre qui sort. Autant dire qu’il est facile de s’y perdre.

Le problème c’est qu’il semble aisé d’oublier que ce n’est pas parce que nous avons lu un bouquin en entier que nous devenons automatiquement des pros de la méthode. En fait, très simplement, il est difficile de mettre un concept en pratique. C’est loin de se faire du jour au lendemain, surtout sans accompagnement. Cette croyance a tendance à mener vers une certaine frustration qui nous donne l’impression de devoir encore approfondir le sujet. On passe d’une méthode à l’autre, on lit des bestsellers, on connaît tous les coachs réputés. On devient même doué pour donner des conseils pertinents sur l’accomplissement de soi. Dans notre réalité, par contre, on a le sentiment de stagner.

Par essence, le changement se réfère à ce qui se met en pratique. Il ne faut donc pas perdre de vue que pour vous lancer dans le développement personnel, vous devez trouver la méthode qui vous parle vraiment. La philosophie qui pourrait vous convenir.

S’accompagner d’un coach pendant notre travail d’introspection permet de ne pas s’y perdre et de mettre toutes les chances de notre côté.

Tomber sur un escroc, une bonne raison de ne plus jamais faire confiance en la méthode

Quand on se tourne vers un coach ou accompagnateur en développement personnel, c’est souvent qu’on se trouve dans une période de doute. On est peut-être fragilisé par certaines peurs ou par un manque de confiance en soi. On cherche des réponses et on se dirige vers un professionnel. Certains, malheureusement, se servent de cette position de sauveur et en abusent. C’est, plus communément, appelé de l’abus de faiblesse et ça peut briser l’estime de soi, des rêves, des vies.

Un gouffre financier

Regardons ces chiffres de plus près : 2500 euros c’est la somme demandée par un célèbre coach français, dont je tairai le nom, pour un séminaire de cinq jours. Payez 17 000 euros et vous avez accès à plusieurs séminaires pendant deux ans. Dans les deux cas, l’hébergement, le déplacement, les repas, rien n’est inclus. Autant dire que le budget à investir est énorme. Éthiquement, c’est discutable à bien des points de vue. Et, malheureusement, je trouve que cela donne de quoi se questionner sur la bienveillance de ces coachs.

Ce qui m’amène au deuxième point…

De plus en plus de signalements pour dérives sectaires

Chaque année, de plus en plus de professionnels du développement personnel se voient signalés auprès de la MIVILUDES, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Aujourd’hui, plus ou moins 15 % des cas dont s’occupe la MIVILTUDES seraient des coachs en tout genre.

Ce qu’il se relate lors des signalements de ces professionnels est assez classique. Un accompagnateur prend sous son aile quelqu’un qui, évidemment, cherche son chemin. Le coach en épanouissement personnel ou professionnel — pour ne pas dire le gourou — vous dit détenir la vérité. Il a une forte emprise sur les coachés et est très vite considéré comme celui qui sait mieux le chemin du bonheur. Un cercle se ferme autour des participants qui s’éloignent petit à petit de leurs proches. L’isolement, l’investissement financier, aller parfois jusqu’à tout perdre, voilà les risques de tomber sur une personne mal intentionnée.

Il s’agit de faire preuve de beaucoup de vigilance lorsque nous accordons notre confiance dans le développement personnel. Comme dans tout, bien sûr, mais dans cette démarche d’introspection nous sommes fragiles et vulnérables. Être attentif, s’écouter, ne vouer de cultes à personne, se faire confiance, garder son libre arbitre, sont des éléments cruciaux à garder en tête.

Il est important de se renseigner sur la réputation des coachs en amont. Et il n’est pas question de se ruiner financièrement.

Un point rapide ?

Comme dans toutes les disciplines, les habitudes, les relations, il faut être très vigilant avec : l’abus. Dans le monde du développement personnel, c’est exactement pareil. Tout va bien, tant qu’on garde un bel équilibre. Faisons le point !

  • Ne pas tout remettre en question,
  • Me laisser du temps pour constater des changements,
  • Ne pas me lancer dans une introspection qui me fait oublier les autres,
  • M’écouter si je suis face à un accompagnateur qui m’en demande trop ou ne me met pas à l’aise,
  • Ne pas investir tout mon argent ni toute mon énergie au nom du développement personnel,
  • Respecter qui je suis en ne cherchant pas la perfection.

Brigitte André, toujours avec passion.

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