Le choc psychologique du licenciement, un traumatisme encore tabou

Licencié, viré, remercié, renvoyé, quel que soit le mot utilisé pour parler de cette mise à la porte, le choc est parfois très violent pour l’ancien employé. Le licenciement, souvent vécu comme un traumatisme, laisse des séquelles psychologiques et parfois physiques. Pour un motif personnellement lié à la personne ou pour des raisons économiques, le licenciement porte lourdement atteinte à l’estime de soi. Dépression, solitude, angoisses, les conséquences sont parfois dramatiques. Comment expliquer le choc psychologique causé par un licenciement ? Comment rebondir après un tel traumatisme ? Parlons-en, sans gêne, ça ne devrait pas être tabou.

Les conséquences psychologiques du licenciement

Un coup dur à l’estime de soi, le premier choc psychologique du licenciement

Se voir licencier peut s’avérer extrêmement traumatisant pour certaines personnes. Le choc psychologique du licenciement est une véritable épreuve pour l’ego et la confiance en soi. Encore aujourd’hui, nous nous définissons bien souvent par notre activité professionnelle. Elle est partie quasi intégrante de notre identité, et ce, même si nous n’y sommes pas heureux. À travers le travail, se construit une partie importante de notre estime de soi. Notre métier représente la raison pour laquelle on se lève le matin, fait partie de qui l’on est, définit sûrement certaines de nos valeurs. Dès lors, le licenciement peut avoir des répercussions catastrophiques.

Bien souvent, après un licenciement, c’est notre monde intérieur qui s’écroule. Se faire virer provoque une blessure narcissique si forte qu’elle peut être vécue comme extrêmement violente. Rejet, abandon, humiliation, sentiment d’être inutile et incapable, tout y passe.

La honte et le regard de l’autre

Se voir licencier mène inévitablement à une succession de moments difficiles, de tristesses, d’épreuves. Déjà, après la tragique annonce dont on sent encore le couteau dans le dos, il faut rentrer à la maison et partager la nouvelle. Répéter que l’on s’est fait virer, le dire à haute voix pour la première fois, constater le choc et la pitié dans le regard de l’autre… C’est ça aussi qui laissera des traces. Le prochain barbecue entre amis, le dîner de famille de ce week-end, et l’obligation de raconter que l’on ne travaille plus pour cette boîte chez qui on a passé les dix dernières années.

En fait, surmonter l’échec serait beaucoup plus facile s’il n’existait pas aussi à travers la pitié ou le jugement des proches. Nos insuccès et réussites ne seraient pas vécus de la même manière s’ils étaient secrets. Malheureusement, la difficulté à se relever après un licenciement découle, aussi, d’un certain sentiment de dévalorisation aux yeux des autres. Le choc psychologique causé par le licenciement est appuyé par la honte et l’humiliation qui en ressorte.

L’humiliation laisse une blessure tellement profonde que son processus de guérison est parfois très long. La honte touche à notre estime personnelle, à notre confiance en nous. D’ailleurs, l’humiliation activerait les parties du cerveau qui sont liées à la douleur. Elle fait tellement mal qu’elle paralyse et qu’on lui laisse le pouvoir de nous définir. « Je suis sûr qu’il pense que je dois être complètement nul pour m’être fait virer » se transforme rapidement en « il a raison, je ne vaux rien. »

La culpabilité de s’être fait renvoyer

Lorsqu’il concerne aussi, d’une certaine façon, un mariage ou une famille, le licenciement peut éveiller une certaine culpabilité en nous. Envahis par le poids des responsabilités, certains s’en voudront terriblement, auront l’impression d’être un boulet, s’excuseront infiniment d’avoir échoué…

Le choc de l’annonce du licenciement

Toutes les personnes qui ont été licenciées se souviennent du jour où il leur a été annoncé. Lorsqu’absolument aucun signe avant-coureur n’aurait pu présager une telle annonce, elle peut être traumatisante, dans le sens psychologique du terme. La chute fait ma et l’impuissance face à la situation est insupportable. Le choc psychologique vécu à travers un licenciement commence au moment de l’annonce. C’est traumatique.

Malheureusement, de plus en plus d’entreprises ont adopté un système de gestion à l’américaine. Tout va très vite, business is business. Nombreux sont les employeurs qui optent pour une annonce rapide, facile et… violente.

Pourtant, la manière dont un licenciement est annoncé aura un rôle capital pour la suite de l’ancien employé. Quel que soit le motif, l’employeur devrait, éthiquement, prendre du temps pour en expliquer les raisons. Justifiée par des faits clairs, la décision sera plus facile à digérer. De plus, annoncer un licenciement sur un ton qui témoigne d’un peu d’empathie signifie à l’ex-employé qu’il n’est pas jeté comme un malpropre et qu’il mérite, bien sûr, le respect.

L’angoisse de l’insécurité

Évidemment s’ajoute au choc et au traumatisme du licenciement, une forte insécurité financière. Perdre son emploi, c’est évidemment perdre une certaine rentrée d’argent. De plus, ça revient également à perdre cette chance de pouvoir se projeter, d’être un minimum confiant par apport à l’avenir. D’un coup, le futur, proche ou plus lointain, semble flou, en péril. L’angoisse de l’avenir incertain et le fait de se retrouver dans cette situation d’impuissance totale est vécu comme un véritable choc psychologique dans une période de licenciement.

La solitude du licencié

Le licenciement a de paradoxal qu’il va secouer les proches et éveiller une certaine pitié en eux, mais qu’ils ne manifesteront pas pour autant, en général, un incroyable soutien. En effet, lorsqu’on reçoit cette nouvelle qu’un proche s’est vu « remercié », on estime d’une certaine façon que c’est intime, voire tabou. On ne veut pas le gêner. Et puis, on pense qu’il vaut mieux ne pas en faire un drame, bien que ça en soit un quelque part. On lui dit « t’inquiète va, tu trouveras très vite un nouveau boulot, j’en suis sûre » ! Mais on ne veut pas voir à quel point ces difficultés liées au licenciement seront difficiles à surmonter. On n’imagine pas (ou on décide ne pas imaginer) que l’autre puisse être véritablement meurtri.

Des réactions différentes chez les hommes et les femmes

Les femmes et les hommes réagiraient de manière tout à fait différente au licenciement. Les hommes auraient tendance à se réfugier derrière un syndicat, la solitude ou l’alcool. Les femmes quant à elles, ayant plus de facilité à parler de leurs sentiments et à demander de l’aide quand ça ne va pas, seraient plus enclines à rebondir.

Des symptômes psychiques et physiques au licenciement

En fonction des problèmes de santé habituels, les personnes verront les symptômes de leur maladie réapparaître ou s’aggraver. Maux de têtes, maux de ventre, eczéma ou encore troubles du sommeil, ces réactions physiques sont assez communes après un traumatisme. De manière générale, toute personne qui à la base se sentait fragilisée d’une façon ou d’une autre verra ses symptômes s’accentuer à la suite d’un licenciement.

Les réactions physiques ne sont pas automatiques. On constate surtout leu apparition lorsque le choc psychologique n’est pas réglé ou en voie de l’être.

4 conseils pour se remettre du traumatisme causé par le licenciement

Faire du sport

Le licenciement peut être un gros coup au moral. Se laisser complètement aller présente un risque énorme après avoir perdu son travail.

Au début, on se dit que ce n’est que pour quelques jours, qu’on en a besoin. On prend cela comme un repos bien mérité ! Et puis, très vite, ça fait deux semaines à regarder des séries Netflix toute la journée. Hé oui, moins on en fait, moins on en fait !

Alors, on commence par se faire du bien grâce au sport, technique la plus efficace connue à ce jour pour évacuer le stress. En plus de diminuer fortement les angoisses dues au licenciement, le sport permettra de regagner en confiance en vous, de booster votre concentration. Par ailleurs, le sport apaise les états dépressifs et anxieux. En plus, une activité physique régulière serait excellente pour la bonne humeur. Alors, pourquoi on se priverait ?

Prendre du temps pour soi

Il n’y a, malheureusement, pas de remèdes magiques pour se remettre d’un licenciement. Quand certaines personnes auront besoin d’un peu de repos et d’une période pour se sortir la tête hors de l’eau, d’autres auront besoin de remettre le pied à l’étrier tout de suite.

Tout de même, après s’être fait renvoyer, il me semble crucial de prendre un petit de temps pour soi. Quelques jours dans un spa ou quelques semaines de vacances, faire une pause ne pourra qu’être bénéfique. Un vrai break permet d’accepter le licenciement et ses raisons. Et puis, cela offre un peu de recul et l’occasion de relativiser.

Alors, accordez-vous un peu de temps pour vous ressourcer, sans quoi il sera bien plus compliqué de relancer la machine, ensuite.

Ne pas perdre le nord

Une fois reposé et ressourcé, il est temps de mettre à bien cette période de chômage.

Quand on est à la recherche d’un boulot, c’est très difficile de garder le cap, de rester assidu. Après quelques jours de CV et de candidatures envoyés, on se sent fatigué, lessivé. Quelle charge mentale dingue que de devoir, tous les jours, se vendre, expliquer qu’on est à la recherche d’un emploi, que vous saurez faire la différence, que ce poste est fait pour vous. Ça fait mal à l’ego et c’est normal.

Déjà, profitez de cette période pour mettre votre CV à jour. Personnalisez-le. Qu’il soit beau et original. Aujourd’hui, il y a tellement d’outils qui s’offrent à nous pour créer des designs attractifs. Je vous mets ici le lien du site Canva qui vaut vraiment la peine de s’y attarder. Il est gratuit et très facile à utiliser.

Pour garder le cap, assurez-vous de faire des pauses. Maintenez un certain rythme en intercalant recherche de travail, soirées entre amis et moments de détente.

Ensuite, tentez à tout prix de rester optimiste. C’est normal de ne pas recevoir de réponses tout de suite. Il faudra essuyer des refus et des silences. C’est dur, mais c’est comme ça. Ne le prenez pas personnellement, gardez la tête haute et continuez !

Surtout, ne procrastinez pas. Remettre au lendemain pendant des semaines, c’est tentant. Et, quand on est au chômage, on se dit qu’on a tout le temps. Mais attention, quand on commence la procrastination, c’est très dur de s’arrêter !

Envisager toutes les possibilités

Vous avez été « remercié », comme on dit parfois, ça fait mal, mais ce n’est pas la fin du monde. Et si vous profitiez de cette période pour vous poser les bonnes questions ?

Étiez-vous heureux à votre poste ? N’était-ce pas, peut-être, le bon moment de partir ?

Aujourd’hui, vous pouvez envisager votre carrière professionnelle autrement.

  • Formez-vous !

Et si vous profitiez de cette période de chômage et de recherche de travail pour vous spécialiser ? En développant une nouvelle compétence, vous dites plein de choses à votre futur employeur : je suis résilient, je ne me laisse pas abattre, je suis encore plus formé que lorsque j’ai été licencié.

  • Enseignez vos compétences !

Il n’est pas rare de voir de plus en plus de personnes licenciées estimer qu’elles ont, finalement, fait le tour et qu’il est temps pour elles d’enseigner ! Je trouve ça merveilleux. C’est une toute nouvelle aventure qui commence et quelle superbe preuve de résilience. Via une nouvelle boîte ou en indépendant, vous pouvez aujourd’hui partager vos connaissances. De quoi être fier de son parcours.

  • Faites appel à un coach professionnel !

Si vous êtes perdus depuis votre licenciement, que vous ne trouvez pas l’envie ou l’énergie de chercher un travail. Si vous n’êtes pas certains de vouloir intégrer un poste semblable à l’autre, ou dans le même domaine qu’avant, n’hésitez pas à faire appel à coach.

Un coach professionnel peut véritablement vous aider développer votre leadership, à ouvrir votre champ des possibles, à relever le défi de la reconversion, à trouver votre mission de vie, à être vrai avec vous-même.

Contactez-moi si vous désirez plus d’informations ou si vous souhaitez prendre un rendez-vous.

Brigitte André, toujours avec Passion.

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