Vos pensées sont un potentiel à dorloter…

Vos pensées sont un potentiel à dorloter…mais cela, vous le saviez déjà !

Ce que l’on fait ou l’endroit où l’on demeure ne sont pas importants, c’est le regard que l’on pose sur ce que l’on fait, sur le parti que nous tirons de l’espace et du temps qui nous sont donnés qui est important. C’est le regard que l’on porte sur l’endroit et les croyances que l’on développe.
Sur 960 000 juifs qui ont séjourné à Auschwitz, 3 000 seulement en sont sortis. L’un d’eux raconte que, lorsqu’il était dans ce camp, il a observé que les gens réagissaient de deux manières très différentes à l’atrocité de la situation. Ce qui les différenciait n’avait rien à voir avec la santé physique, mais bien avec leur manière de penser la situation. Certains n’avaient qu’une idée en tête : « comment vivre dans cet environnement horrible?» et toutes leurs actions étaient orientées vers le désir de rester en vie jusqu’à la fin de la guerre. D’autres n’avaient qu’une idée en tête : « ne pas mourir».
Dans ce témoignage bouleversant, cette personne raconte que les actions accomplies par les uns ou les autres dépendaient essentiellement de la manière dont ils pensaient la situation, dont ils cherchaient à la «négocier» au quotidien.
Le self-leader a ses croyances limitantes et sa zone de confort. Les croyances qui entravent la route du self-leader peuvent s’exprimer par exemple de la sorte :

  • je n’ai pas de rêve;
  • j’ai un rêve, mais je ne suis pas à la hauteur ;
  • si je pouvais rêver, je…, mais je n’ai pas l’argent ;
  • j’aimerais bien…, mais faut pas rêver ;
  • j’ai toujours voulu devenir…, mais ce n’est pas pour moi ;
  • il faut être sérieux et responsable et ce n’est pas dans le domaine du rêve.

Mais d’autres croyances sont aussi vraies. Par exemple :

  • j’ai un rêve;
  • j’ai un rêve et je suis à la hauteur pour la réaliser ;
  • je peux rêver, car l’argent pour réaliser mon rêve, je peux le trouver ;
  • j’aimerais bien et je vais rêver… ;
  • j’ai toujours rêvé devenir… et cela va devenir ma réalité.

Il faut être sérieux et responsable ; c’est en réalisant son rêve qu’on peut l’être. Nous verrons plus loin à quel point notre façon de penser le monde peut imprimer sa force sur le cours des événements. C’est là à la fois notre prérogative et notre responsabilité. Certes, nous pouvons nous laisser influencer, encourager ou décourager, mais, au bout du compte, aucun d’autre que nous-mêmes n’est responsable de ce que nous pensons.

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Vos croyances organisent «la prédiction qui se réalise»

Quoi que nous puissions penser à propos des situations que nous n’avons pas encore vécues, nous avons toujours raison, car ces pensées ne sont que des constructions de l’esprit. Nous verrons dans le chapitre consacré au changement de mentalité comment sortir des croyances bloquantes.
Une croyance est une généralisation, le plus souvent inconsciente, que l’on tient pour vraie. Nous cherchons en permanence – inconsciemment – à la confirmer.
Si quelqu’un vous dit un jour: «Tu es ridicule quand tu chantes», vous pouvez penser: «Je suis ridicule quand je chante.» C’est une généralisation. La croyance entraîne un système d’interprétation, une vision du monde limitée, car cela se passe comme si nous avions la vision déformée. Ces croyances peuvent être des sentiments ou des impressions, mais quoi qu’il en soit, elles déterminent la manière dont nous allons nous comporter et ont un impact sur nos agissements, sur nos projets et leur réalisation.
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Un jeune homme tout fraîchement sorti de son graduat en marketing est à la recherche de son premier emploi. Il a entendu dire que, pour trouver un poste dans sa branche, passer d’abord par une fonction commerciale est un atout. Il a un entretien de recrutement le lendemain.

Seulement, voilà : il a peur de cet entretien (entrée dans la situation par l’émotion).
Il pense (la prédiction qui se réalise commence par les pensées): «Je ne sais pas me vendre et si on me demande d’évoquer mon expérience, je n’en ai pas. Et si on me demande de faire un jeu de rôle en vente, on va voir que je ne suis pas très aguerri. De plus, je suis timide et quand on me demande combien je veux gagner, je ne peux pas répondre à cette question. Je rougis quand je dois parler de moi, etc.»
Que fera-t-il à son entretien le lendemain s’il continue à penser cela? Fort probablement ses actes seront-ils conformes à ses pensées: il rougira, il ne valorisera pas son emploi d’étudiant dans un fast-food, il ne mettra pas en avant son expérience de président d’une organisation estudiantine, il dira que le salaire n’est pas important, etc.
Ce qui se passera: il recevra sans (presque aucun) doute une lettre de ce «futur-ex-employeur» lui annonçant que l’on n’a pu retenir sa candidature. CQFD. Il renforce sa croyance et son émotion sera plus vive encore lors d’un deuxième entretien de recrutement.
Entamer un processus de réalisation d’une idée en pensant « je ne suis pas à la hauteur » laisse peu de chance de parvenir à de belles réalisations.

PRENEZ CONSCIENCE ET TRANSFORMEZ VOS CROYANCES

Lorsqu’une personne bute régulièrement sur la même pierre, la question de la croyance bloquante prend tout son sens.
Nous avons reçu en coaching une personne qui avait subi, dans son ancien emploi, un harcèlement moral. Lorsqu’elle a cherché à se faire entendre, elle était tellement dans l’émotionnel qu’elle n’a pu faire comprendre la situation. La direction a décidé de mettre fin à ce qu’elle prenait pour un simple conflit ingérable, en licenciant la personne harcelée. À l’issue de sa période de préavis, son responsable lui a dit : « Je pense que vous devriez voir un psychologue pour régler votre problème relationnel. » Une croyance commence à naître dans la tête de cette personne: «C’est peut-être vrai, j’ai peut-être des problèmes relationnels avec tout le monde.»
C’est une généralisation, et elle est fausse.
Lorsqu’une croyance limitante est mise jour, il faut la travailler et comprendre en quoi elle nous limite. Généralement, si elle est limitante, c’est qu’elle nous éloigne de la compréhension de nos vraies limites et d’une compréhension de nous-mêmes. Cela veut dire que nous ne sommes plus en mesure d’agir, mais non plus en mesure de faire une analyse objective de nos propres compétences. Ce que notre coaché a à apprendre de la situation dans lequel il a été harcelé, c’est que, dans certaines situations, ses réactions sont trop à fleur de peau, qu’il ne doit pas rester « émotionnelle- ment » dans une situation dans laquelle il se sent coincé, que grâce à cette mauvaise expérience, il pourra plus facilement détecter en qui il peut avoir confiance…
Passer d’un système de croyances à un principe de réalité peut prendre du temps, mais c’est un travail de fond qui est un investissement sur l’avenir.

La corde invisible
Un paysan se rendait au marché pour vendre sa récolte avec trois de ses ânes.
La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l’atteindre.
Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non loin de la maison d’un vieil ermite.
Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit qu’il lui manque une corde.
Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il se sera sauvé dans la montagne !
Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les deux autres et prend la direction de la maison du vieil ermite.
Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas une corde à lui donner. Le vieillard avait depuis longtemps fait vœux de pauvreté et n’avait pas la moindre corde. Cependant, il s’adressa au paysan et lui dit:  «Retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher à un arbre. »
Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme.
Le lendemain dès qu’il fut réveillé, le premier regard du paysan fut pour son âne.
Il était toujours là!
Après avoir chargé les trois baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit.
L’âne refusait de bouger.
Désespéré, il retourne voir l’ermite et lui raconte sa mésaventure.
«As-tu pensé à enlever la corde?», lui demanda-t-il.
«Mais il n’y a pas de corde!», répondit le paysan.
«Pour toi non, mais pour l’âne…»
Le paysan retourne au campement et d’un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde.
L’âne le suit sans aucune résistance.

Vos blocages cachent souvent «corde invisible» attachée à une croyance dépassée, qui ne vous appartient plus. La trouver est une voie de liberté essentielle.

Avez-vous vu cette dame à la télévision ? À 72 ans, elle court encore le marathon ! Avez-vous entendu parler de ce type qui, à 100 ans, exerce encore son métier de comptable et qui a appris l’informatique à l’âge de 90 ans ? Il devait sûrement se dire : « C’est maintenant ou jamais!»

Saviez-vous que le grand succès Bouillon de poulet, vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, fut d’abord rejeté par tous les éditeurs ?

Ayez toujours en tête un projet qui vous tient à cœur et ne l’abandonnez pas !

Déterminez ce que vous désirez, pour vous débarrasser de ce que vous ne voulez plus dans votre vie.

 

 

Une partie de ce texte est extrait de « Le self-leadership. Guide des 8 principes pour la réussite…de soi », ed deboeck, Brigitte André

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