Quand nous ne nous engageons pas, nous pouvons être bien déçus.

Comment  ne pas s’étouffer dans  l’engagement ?

Aucune relation ne peut prendre du sens s’il n’y a pas d’engagement. L’engagement dont je parle ici n’est pas l’illusion de l’engagement: « Dis­ moi que tu m’aimeras  toujours »; « Promets-moi  que nous, c’est pour la vie »

De même dans le monde  du travail, un employé « engagé » ne doit pas entendre par là que l’entreprise a le devoir « éternel » et « inconditionnel » de lui  garantir de l’emploi. L’emploi à vie date d’une  époque  révolue.

Engagement et éternité

Engagement et éternité sont souvent confondus, mais contrairement  aux idées reçues, ils ne font pas toujours  bon ménage.
Ces formes d’engagement  ne favorisent  pas la croissance ni la vitalité d’une  relation.  C’est au contraire  un bon  moyen  de scléroser un  lien que de demander  l’assurance  d’un  futur  inchangé.  Quel  que  soit  le domaine  de la vie, la sécurité est rarement au service de la croissance. Cette recherche d’assurance tend à contrôler l’évolution et l’avenir.

Un couple qui se réfugie dans la certitude que l’un et l’autre seront toujours là et qui ne se remet pas en cause, c’est un couple  qui rejoindra un jour ou  l’autre  les statistiques des divorces.
Dans  le  monde du  travail, les  promesses   d’engagement ne  sont plus  synonymes  d’engagement  à vie.  Certains  vivent,  avec douleur, les conséquences  de ces promesses de stabilité  d’autrefois –  qui  ont engendré l’immobilisme et la non-remise en question. Nous rencontrons des cadres  qui  sont  depuis  vingt  ans dans  la  même  entreprise ou institution. Ils n’ont  pas été confrontés  aux  réalités  du  marché  et se retrouvent  dépassés. Soit l’entreprise  les laisse gentiment  dormir dans un coin  jusqu’à  leur retraite, soit, pire, ils sont licenciés.  Pour certains, ce sera le début de la chute: la confrontation au nouveau marché d’emploi les place devant  leurs limites.

S’engager et se dévoiler pour se fortifier

L’engagement réel est d’un  ordre différent.  S’engager, c’est s’impliquer en révélant ses propres besoins, en faisant un pas authentique vers l’autre afin qu’il  nous comprenne, en acceptant la remise en question et le changement.  C’est aussi être à l’écoute  de l’expression  des besoins de l’autre.

Là où certains nœuds se forment par le mauvais usage de l’émotion, ils se forment  ici par leur non-expression.
Dévoiler à l’autre  nos besoins nous donne  parfois  le sentiment  d’une grande vulnérabilité au jugement d’autrui, voire au rejet. Nous n’aimons pas cette sensation de fragilité.
Il est aisé de comprendre la difficulté de l’engagement  authentique… Et pourtant, dans l’engagement, c’est bien de cela qu’il s’agit: s’engager à être soi, à dire vrai, à agir vrai. L’engagement permet l’évolution.

Le zapping nous fait perdre beaucoup.

 

Ce n’est pas parce que nous sommes à l’heure  des télécoms  que les échanges interpersonnels sont plus souples. Nous recherchons  la sincérité, nous voulons fuir le mensonge et nous en mesurons la difficulté.

Face à une difficulté, entre l’affronter et la fuir, que faites-vous dans la plupart  des cas ?  Vous  pouvez  vous  dire  que  vous  l’affrontez… Oui, mais comment  ?  L’affrontez··vous avec la volonté  d’aller au fond  des choses, quitte à souffrir? Quand votre couple  bat de l’aile, n’avez-vous pas tendance à vous dire  « De toute façon, il n’était  pas fait pour  moi », « Oh, moi,  les prises de tête, ça me fatigue ».  Communiquer à l’abri  de sa cuirasse, ce n’est pas communiquer.
Les bonnes  vieilles   cuirasses interdisent   d’elles-mêmes   l’accès  aux besoins propres et donc, a fortiori, à leur expression.

Êtes-vous prêt  à entendre  tout  ce qu’il a à vous  dire  ?  À accepter  sa perception  des choses? À intégrer et à prendre en considération ce qu’il vient de dire ? Êtes-vous prêt à dire tout ce que vous avez sur le cœur? Zapper, c’est facile, et le zappage relationnel  fait des carnages. Nombre de divorces douloureux et destructeurs en témoignent. Le mot « engagement » perd une partie de son sens réel. Et pourtant,  l’élément clé d’une  belle communication, d’une communication authentique, c’est l’engagement. Même pour bien rompre, il faut s’engager dans une vraie communication. Sans quoi  c’est la fuite en avant… Courage, fuyons!

Grrrrr, peur de s’engager ?

L’engagement   :un mot qui fait peur?  Dans l’absolu, tout le monde est
prêt à dire qu’il s’engage dans sa vie et dans ses relations. Regardons-y de plus près, au travers du prisme de la franchise. Vous êtes-vous réellement engagé à vivre vos relations à fond ?  Vous êtes-vous vraiment  engagé à mettre en place ce qu’il faut pour que votre relation  soit celle que vous souhaitez?  Il ne s’agit pas ici de dire que vous êtes prêt à faire ce qu’il faut, mais de le faire  réellement ! Qui  s’engage encore  à fond  dans une relation ?  Homme et femme se toisent  et s’observent en attendant que l’autre s’engage le premier.  « Qu’il me montre qu’il s’engage et alors je m’engagerai »…  Bien souvent, le premier qui  s’engage est mort.

Il ne suffit  pas de dire: « Je m’engage »  pour s’être vraiment  engagé, ou « Je veux vivre avec toi ».   Qu’en  est-il en réalité?  Beaucoup de relations sont des engagements de façade. Les mots n’ont  aucun  poids  s’ils ne s’inscrivent  pas dans le quotidien. En toute  honnêteté,  avez-vous déjà signé un contrat, lu les conditions  générales de ce contrat, paraphé toutes les pages, en vous disant que vous n’en suivrez peut-être pas toutes les conditions ?  En pensant: « Oui, mais ça c’est du blabla, j’arriverai bien à  rn’en  sortir » ?   Lisez-vous à fond   les  conditions générales   pour connaître exactement  les contours  de la collaboration ?  N’avez-vous pas  déjà  accepté  certaines  conditions  pour   être  engagé  dans  une société, en vous disant, « Oui, mais les horaires, on verra bien  après », alors que les horaires sont une donnée  fondamentale pour vous?  Vous êtes–vous  déjà  engagé  à vivre  une  relation  en  sentant  la  peur  vous envahir? « Et si ce n’était  pas la bonne  ?  Et si j’allais  encore souffrir?  Et si j’y perdais ma personnalité?  Et si je n’étais pas à la hauteur ?  Et si, un jour, dans 10 ans ou dans l5 ans, elle ou il me trompait?  Et si je m’attache trop ?  Et si, et si…  »

Brigitte, toujours avec passion

 
Comment  s’engager quand  le doute  vous  ronge     Quand  la peur  de souffrir vous tenaille  ?

Le doute est le pire ennemi  des relations  harmonieuses  ! Cela serait le thème de l’article du 7 juillet 2020

Vous pourriez aimé aussi

Laissez un commentaire

S’inscrire à la newsletter

S’inscrire à la newsletter

Si vous désirez recevoir régulièrement notre newsletter, merci de remplir le formulaire ci-dessous :

You have Successfully Subscribed!

Powered by themekiller.com