C’est après, que cela se passe.

C’est le défi que la vie nous propose chaque fois que nous nous trouvons dans une de nos 4 zones de confort. Nous dépasser, parce que c’est « après que cela se passe ».

Dans notre conquête d’un projet, d’une relation, d’une situation nous sommes confrontés à une personne qui ne nous quitte jamais : nous !

Les projets que nous menons sont des lieux de rencontre avec nous même.

Alors pas étonnant que nous soyons souvent arrêté. Des arrêts qui sont là pour que nous avancions. Oui ça a l’air paradoxal, mais en réalité cela ne l’est pas.
Nous avons oublié l’importance du rite de passage. Ces temps d’arrêt se  marquent pour que nous puissions reprendre la conscience de ce qui nous sommes, de qui nous sommes en train « de changer » et de ce que nous avons déjà réalisé. Ces temps d’arrêt s’appellent aussi « zone de confort »

  • Quatre étapes-clés parcourent un projet
  • À l’issue de chacune d’elles, le self-leader doit être à même de livrer un résultat spécifique : un point de mire visuel, un mental adéquat, des actions et des réajustements qui mènent à la réalisation du projet, et un moment de ressourcement bienveillant.

    Mais surtout à chacune de ces étapes-clés nous avons l’occasion de nous dépasser. S’y cachent des réalités comme la zone de confort et la zone de limite avec
    Il arrive que certaines personnes mènent à terme de magnifiques projets et se retrouvent ensuite comme vidées. C’est le propre de ceux qui méconnaissent l’importance des quatre étapes, ou ne leur donnent pas suffisamment d’importance.

    En effet, il n’est possible de définir un projet, dans le processus du self-leaderhip, que si on est à l’écoute des insatisfactions. Un nouveau projet amène le «self-leader» à un moment de réflexion sur la force de son mental. C’est avec un mental adéquat qu’il peut se lancer dans l’action.

    Le ressourcement est la dernière étape à ne jamais oublier, car elle prépare le self- leader à concentrer sa motivation sur le projet suivant. Et ainsi de suite.

    • Les étapes clés de l’avancement d’un projet cachent quatre zones de confort que le self-leader va s’exercer à assouplir. Examinons les quatre zones de confort et l’intérêt de les dépasser :

    • zone de confort 1: rester dans nos insatisfactions avec «mollesse»;

    • zone de confort 2: résister aux changements;

    • zone de confort 3: ne pas agir;

    • zone de confort 4 : se dévaloriser.

    Dans son conte Ping2, Stuart Avery Gold relate: «L’étang n’était pas profond, ce jour-là. En fait, l’étang n’était plus profond depuis pas mal de temps, déjà. Mais, la plupart des habitants ne s’en plaignaient guère – c’était ainsi, tout simplement.» La tolérance des êtres humains à la frustration est parfois étonnante. Au lieu de transformer la frustration en action, nous la transformons bien souvent en litanie, en «râleries», en démotivations ou en rouspétances.

    Par exemple:
    «Comment ça va?»
    «Oh! comme un lundi…»

    Beaucoup de personnes ne cherchent pas une solution à ce qui les stresse, ce qui les rend insatisfaits, les angoisse ou les rend anxieux, sans se rendre compte qu’il s’agit là du symptôme d’un mal-être, et donc de la nécessité d’opérer un changement. D’une urgence même, dans certains cas. Réciter des litanies, c’est vouloir faire porter aux autres la responsabilité de notre humeur maussade ou agressive. Ce n’est qu’un leurre destiné à éviter de régler le problème, tout en donnant l’impression qu’on en est conscient et qu’on n’en est pas responsable.
    «Bah, ce n’est pas grave!»
    «Oh, c’est toujours comme ça!»
    «Moi, cela ne me touche pas de toute façon…»
    «On se fait à tout…»
    «Faut se contenter de ce que l’on a. On peut déjà être content, avec cette crise ! »

    Le simple fait d’exprimer de telles affirmations, c’est accorder de l’importance de la situation et mettre en évidence un phénomène qui éveille l’attention. Nous avons rencontré des personnes qui, à force de ne pas prendre en considération l’importance des situations insatisfaisantes, se sont repliées sur elles-mêmes et ont tristement perdu l’espoir.

    Dans la vie, les situations perturbantes sont de belles salles de formation. Elles nous apprennent à dépasser les difficultés, à condition de prendre le temps et de leur donner de la place.

    Pour beaucoup, il n’est pas facile d’accepter l’existence d’un problème à régler. Il est parfois plus simple de rester dans une zone de confort, pour deux raisons principales :
    • la peur de ne pas être à la hauteur;
    • la peur du conflit.

    Voilà, c’est fait, « maintenant vivons »

    Lors de son passage à l’émission «Tout le monde en parle», l’auteur Alexandre Jardin raconte les tumultueuses aventures que son père lui a fait vivre lorsqu’il était plus jeune. Au cours de ses balades en voiture, son père s’arrêtait tout bonnement devant une cabine téléphonique, sortait son chéquier et signait un chèque en blanc qu’il glissait à l’intérieur du bottin téléphonique. Il disait ensuite à son fils : « Si quelqu’un trouve ce chèque… nous sommes ruinés! Maintenant vivons!» C’était sa façon un peu particulière et audacieuse de mettre du piquant dans sa journée et d’en savourer chaque instant.

    Il n’est évidemment conseillé à personne de tenter cette expérience, par contre, retenons de cette histoire cette phrase et n’hésitons pas à la repasser plusieurs fois par jour: «Maintenant vivons!»
    Eh oui, aujourd’hui… vivez!